Se laisser glisser sous les flots
Trop lents, trop assiégeant
Se pendre à la surface miroitante
Entrevoir son double luisant dans le ciel
Sentir le sifflement liquide de l'air qui s'en va
Ne plus savoir ouvrir les yeux sur le liquide qui noie
Immergé dans sa peine, submergé par la haine
Le poids trop lourd de la masse translucide
Immuable, invisible, massif, transparent
Ce quotidien qui se veut humain
Noie les espoirs dans un sort inhumain
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