Recroquevillée dans un petit coquillage rugueux
Vissée viscéralement à sa carapace sombre
Elle repose, elle se meurt et vit en silence...
Des profondeurs abyssales, un soupir, une pétale
De rose dans le noir des douleurs qui l'accablent
Elle crie toute sa rage de naitre que liquide
Dans ce monde solide qui fait peur...
Des bulles, des tourbillons, des vagues
Tout la transporte et la nargue...
Son apparence hermétique froisse et irrite
Son humeur fait fuir, sa froideur fait qu'on la quitte
Cependant, la perle est rare pour ce qu'elle mérite...
Etincelante et brillante comme un trésor caché
Une apaisante lumière blanche dans la fraicheur de l'été...
Le ciel se réflète dans la profondeur de ses yeux
Sa peau de nacre se devoile et fait fondre les envieux...