Tendre les oreilles vers le lointain
S'émouvoir de ce qui t'arrive soudain
Les vagues...
Elles s'élancent dans un moment d'entrain
Puis s'échouent et retombent comme un chagrin
Se retirent, s'évaporent, glissent sur les grains
Grains de beauté évanescente qui s'effrite au loin
Sables mouvants d'émotions malléables et contraints
A retenir ce qui verse en nous comme un sens divin
S'étendre de tout son corps vers le sien
Caresser une peau lisse comme on esquisse un dessin
La vague...
Elle te prend à la gorge, au ventre et ton âme en vain
Car insignifiante, elle disparait dans la paume de sa main
Puis reviens en force quand de tes lèvres tu savoures sa faim
Fins comme tout son corps en émoi qui étreins le mien
Comme un immense néant rose entouré d'un peu de bien...