Liquide visqueux livide
Noir et libidineusement avide
Qui se dégage de corps sexués et vides
Vidées les têtes et les viscères pleines et perfides
Quand reviendra l'époque ou les yeux pleins de soleil
On se voyait s'embrasser dans le calme de l'été qui s'éveille
Quand reviendront ces étendues vertes et ce vent doux dans nos oreilles
Là où on lisait sous un arbre et où on se regardait comme des merveilles
Sentiments, sans tu mens, senti m'en
Sang sans dessus dessous à sang
Mêlés affreusement dans le courant
La flaque honteuse, huileuse houleuse dedans
Laque essence altérée qui te prend.
Où est passé mon ange pur?
Mon amour liquide éthérée?
Cette fleure couleur du ciel?
Cette eau bleue translucide et ces fées?
Vomissures de chairs écartelées
Odieuses petites coupures aisées
Alcooliquement vôtre et putains dépravées
Chiens envieux qui grattent et enterrent leurs nouveaux nés
Qui es tu devenues, toi qui aimais tant parler?
Qui es tu devenues, toi que j'aimais tant, bébé?
Qui es tu, ma chérie, mon amour, ou es tu passée?
Quand reviendras tu l'époque ou j'adorais t'étudier?
Quand reviendras tu l'époque ou j'adorais t'écouter parler?