ophelia
Au delà de mes fenêtres, il neige.
Des pétales blanches pures et fragiles.
Elles se déposent avec grâce sur le sol noir.
Puis fondent quand elles effleurent la pluie du trottoir.
Au delà de la vitre qui sépare ma main de la froideur du matin et du soir.
Des flocons roses naissent des branches de l'arbre endormis qui renaît.
petites fleurs s'épanouissant trop vite aux frêles lueur de l'hiver qui se meurt.
Pensées pleines d'espoir luttant difficilement contre l'air du temps qu'on te narre.
Douces pétales glaciales figées dans l'impossibilité.
S'endormir sous les mots et les maux subtils cachés.
Poser sa tête contre de tendres blocs de glace taillés.
Regarder le froid ensevelir avant que revienne l'été.
De l'intérieur, bien au chaud, je ressens le froid.
Ce froid bien présent qui s'étend et s'éprend de moi.
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