Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /2008 21:21

Ca commence toujours de la même façon: On plonge dans une eau pure, lumineuse et attrayante. On s'y attarde. Cette chaleur nous réchauffe notre corps, notre coeur. Un bien fou de nager dans un tel liquide apaisant, silencieux et calme. Je m'immerge dans quelque chose qui me fait étouffer sans que je m'en rende compte. Le mal est là. Rampant, grouillant. Il s'étend. Il s'infuse. Il s'éprend. Sa douce victime est innocente et ne connait rien à la vie. A part l'eau, elle ne voit rien d'autres qui puissent la faire plonger. Elle ne voit pas non plus que ces couleurs bleuetées, cette transparence, cette apparente pureté, cache et panse une plaie immonde qui n'arrête pas de saigner. Du sang plein sur les mains. Elle s'étonne. Mon dieu qu'ai je fait? Ce n'est rien. Le bleu de l'eau coule et anesthésie. Tombe de sommeil et oublie. Demain est un autre jour. Autre jour qui étale toute sa tiédeur, tout son quotidien moqueur et faux. Je m'endors. Je me retrouve dans un puit. La lueur du soleil est bien haut. Je ne peux l'atteindre et le niveau de l'eau est profond. Les murs sont froids, sombres et transpirent la nausée. J'ai mal à la tête. j'ai froid. L'eau glaciale qui se fond. Tout en haut, j'entend des cris, des voix de mépris. Elles se jettent sur moi. Leurs pierres et leurs moqueries. Je ne sais rien faire. Je secoue ma tête. Les pierre me heurtent de toute part. Je plonge dans l'eau noire pour fuir. J'étouffe. Je sens tout mon air qui s'enfuit. Je ne sens plus mes mains qui glissent sur les murs pourris. Je ne sens plus mes pieds qui secouent l'eau du puit. Je ne sens plus mon corps. En ai je encore un? A quoi sert-il ici? Je ne sens plus ma tête et mes pensées qui s'enfuient. Le temps de croiser un visage dans la clarté et de le fixer. De voir l'horreur, la panique et la culpabilité dans son regard qui crie à tout le monde d'arrêter. Une pierre me heurte le crâne. Je sombre. Je coule. tout est liquide, pur et froid. Voir ce regard plein de larme s'effacer. Sentir quelques gouttes de ses larmes chaudes sur mon visage blanc froid aux lèvres bleuetées. Ce moment sera le dernier instant de bonheur de ma vie.

Par ophelia - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Petit mais grand...

"L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver"

- Forest Whitaker -
 

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Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 

  [Boris Cyrulnik]

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