Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /2008 18:54
Le réveil sonne le matin, je me retourne...
Un coussin vide me regarde avec ses yeux froids.
Je me lève, me douche, m'habille, déjeune...
Il n'y a que le froid et la nuit matinale près de moi.
Dans la rue, mes mains serrent fort mon sac....
A défaut d'avoir une autre main à serrer à ce moment là.
Assise sur une banquette à demi vide d'un transport en commun...
Je cherche du regard une paire d'yeux imaginaires ne fixant que moi.
Je me réveille quand l'arrêt sonne et regarde les couples en émois.
La journée, j'écoute les anecdotes familiales et amoureuses quelconques...
je n'ai rien à raconter sur ces sujets là, ils pensent que je leurs cachent des choses...
ils ne me connaissent pas et se contentent de dire " mais tu es jeune, tu trouveras".
Pause midi, je vais faire du shopping pour m'acheter des cadeaux à moi même...
C'est alors que je suis assiégée de toute part par des coeurs et des mots d'amour
J'avais oublié ce jour maudit que je boycotte depuis toujours...
On est bien en février...
De retour chez moi, je tourne la clef...
Tout est resté intact comme je l'ai laissé, rien n'a bougé...
Je ne dis pas bonjour, je ne parle pas et même si je parlais, quel éccho me répondrait?
Cet appartement est vide...
Bienvenue chez moi...
Le soir, la nuit tombe, je me fais à manger, je m'enveloppe dans de couvertures...
 A défaut de ne pas avoir quelqu'un qui me réchaufferais quand j'ai froid...
Je me mets devant la télévision et décide moi même du programme...
J'hésite entre un film dramatico-sentimental et une émission de divertissement...
Je décide de zapper entre les deux pour finalement rester bloquée sur le film...
Je suis l'histoire qui se déroule avec passion et une certaine émotion...
Je pleure à la fin, que celle-ci se termine mal ou bien...
Je me trouve alors pitoyable et décide d'aller me coucher...
J'entre dans mon grand lit froid, serre très fort mes oreillers...
Une larme se perd dans leurs plumes et je me sens encore étouffer...
A défaut d'avoir les bras qui m'entourent pour me cajoler...
Je laisse trainer ma peine et me met à rêver...

Le lendemain matin, le réveil sonne, me retourne et m'étonne...
Ce n'était qu'un rêve... 
A la place de ce regard océanique, buccolique et chaleureux...
Une paire d'yeux froids et mornes d'oreiller vide me fixent...
Toujours, je me lève et me relève...
Seule...





Par ophelia - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Petit mais grand...

"L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver"

- Forest Whitaker -
 

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Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 

  [Boris Cyrulnik]

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