Lundi 21 avril 2008
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08:00
Des feux d'artifices lointains
Des yeux amoureux chagrins
Des occupations plein d'entrain
Des corps passionnés et sains
Des paysages purs et divins
Un riche et intéressant quotidien
Des rêves sans fins ...
Des rêves assassinés par vos mains...
Mains envieuses mais tueuses de l'humain...
Par ophelia
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Dimanche 20 avril 2008
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23:30
Elle est là à se demander si elle le fera ou pas. Mais dans sa demande tout s'enfuit. Dans sa demande tout se reduit à la nuit. Midi ou minuit. Fantasme de jour et
éclaircie la nuit. Elle est sa haine. Tout la hait. Tout la pend. Tout l'apprend. De haut en regardant le ciel s'éclaircir puis s'obscuricir dans des éclats sourds et muets d'indifférence totale.
Elle la regarde. Elle la déteste. Elle l'aime. Mais tout s'enfuit dans le néant. Elle ne sait pas. Elle joue. Elle sait très bien tout ce qu'elle ne sait pas. Elle est mortellement profiteuse et
menteuse. Mortelle. Son coeur s'est arrêté. Vivement les premiers jours d'été. Elle veut vivre des choses. Ne pas se faire enfermer. Le rêve c'est pas son truc à elle. Elle préfère tuer ses
rêves et puis l'entendre pleurer. Elle préfère la laisser s'en aller et laisser tout trainer. Se laisser entrainer dans des désirs obscènes et des trips dépassés. Bi-colore. Bi-plan.
Bi-mestrielle. Bi-lan. Bi-en. Elle est séparée entre ses désirs et ses sentiments.
On s'est jamais ce qu'on sait.
Par ophelia
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Dimanche 20 avril 2008
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11:40
Todd Lockwood - War of Angels
Entre le malheur et le mal latent
Je préfère rester dans le néant
Avec une pensée piquante et aiguisée
Sur le fil des mensonges et du temps
En gros, c'est tout ce qu'on m'a donné
Et c'est tout ce que je vous rend...
Un regard vide, pensées livides,
Des remords, des mots, des maux,
Tout ce n'importe quoi qu'est la vie:
Et la vie c'est quand même bien...
Comme un fabuleux mensonge...
Comme tout ces morts qu'on voit pas...
Comme toutes ces morts qu'on sera...
Et têtue comme une mûle
Collant comme de la glue
Sournoise comme un serpent
Curieux comme une fouine
Professionnels du mensonge et du camouflage organisé
Tu reviendras
En rampant, en reniflant le sol...
Tout recommencera
Du neant, un gros big bang
Et tu renaitras...
tu te réveilleras...
En te disant:
Encore un matin
Plein de bons de sentiments
Pleins de chagrins
Plein de larmes de pitié
Plein de faux confort
Plein de beaux sourires
Plein de désespoir cachés
Encore un matin
Ou l'amour peut détester
Ou la mort peut vivre
Ou la haine peut adorer
Ou la vie peut mourir
Ou l'indifférence règne
Ou l'amitié fait survivre
Par ophelia
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Samedi 5 avril 2008
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23:56
Pourquoi elle plutôt que lui?
Car conjuguées aux féminins, je redessine avec extase mes matins
A l'encre, de mes mains, je suis les contours des rouges desseins
Et remplit les formes de couleurs vives, de passion au pinceau ivre.
Pourquoi la folie à l'ennui?
Folie pure ou folie légère, ce n'est que bourrasques dans les airs
Une douce torpeur qui balaie la lourde galère des jours frigidaires
Quand le soleil réchauffe en hiver ton corps nu gisant sur la mer.
Pourquoi elle à elle?
Hypnotisée par ses yeux d'océan glacé, je m' y suis presque noyée
Droguée par la beauté du calme olympien et de ses bras d'or - fée
Protégée par son regard, sa voix et ses courtes phrases aiguisées
plus rien ne peut jamais plus me piquer, me contaminer, me blesser.
Pourquoi rester plutôt que s'en aller?
Pour elles, la folie et... elle.
Par ophelia
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Dimanche 30 mars 2008
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17:18
Faire comme le mort.
Se laisser couler tout doucement.
S'élancer dans le vide brusquement.
Heurter le sol très violemment.
Comme dans un rêve.
Ne plus vouloir exister.
Ne plus être, ne plus respirer.
Laisser tout s'en aller.
Comme si c'était vrai.
Fermer définitivement les yeux.
Tout laisser partir les souvenirs douloureux.
S'endormir définitivement dans un soupir silencieux.
Comme si on était heureux.
En musique sur un rythme chaleureux.
En silence avec une main caressant ses cheveux.
En l'absence de cette angoisse de misère et de ces sordides jeux.
En présence, uniquement, de cette bienveillante lumière et de ces autres cieux.
Comme si tu étais là.
Ta main reposant sur la mienne.
Ton souffle doux à mon oreille.
Me noyant dans tes yeux d'océan.
Me laisser mourir dans tes bras.
Et ne jamais me séparer de toi.
Par ophelia
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Jeudi 27 mars 2008
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13:42
Tout est faux.
Tout cache des maux.
Rien de vrai sous ces nuages gris.
Que des faux semblants et du déni.
Que du brouillard et de la pluie.
Rien que du désespoir et cette mélancolie.
Tout est faux.
Tout laisse dire sans un mot.
Tout respire et transpire le mensonge.
On lime les petite imperfections grossières.
On arrondit les angles sans tracer le cercle.
On reste éveillé tout gardant les yeux fermés.
Rien n'est vrai.
Rien, sauf la vérité elle-même
Une vérité bien fragile, bien pauvre mais acerbe.
Elle est cachée, protégée comme un trésor sacré.
La vérité nue, impeccable, implacable qui te foudroie sur place.
On la garde, on l'enterre, on l'ensevelit bien profondément sous terre.
Rien n'inspire autant le vrai quand tout expire le faux
Par ophelia
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Lundi 24 mars 2008
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23:31
Au delà de mes fenêtres, il neige.
Des pétales blanches pures et fragiles.
Elles se déposent avec grâce sur le sol noir.
Puis fondent quand elles effleurent la pluie du trottoir.
Au delà de la vitre qui sépare ma main de la froideur du matin et du soir.
Des flocons roses naissent des branches de l'arbre endormis qui renaît.
petites fleurs s'épanouissant trop vite aux frêles lueur de l'hiver qui se meurt.
Pensées pleines d'espoir luttant difficilement contre l'air du temps qu'on te narre.
Douces pétales glaciales figées dans l'impossibilité.
S'endormir sous les mots et les maux subtils cachés.
Poser sa tête contre de tendres blocs de glace taillés.
Regarder le froid ensevelir avant que revienne l'été.
De l'intérieur, bien au chaud, je ressens le froid.
Ce froid bien présent qui s'étend et s'éprend de moi.
Par ophelia
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Samedi 22 mars 2008
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03:02
Toujours seule, j'observais la voûte céleste
avec un oeil qui laissait couler sa peine...
Peine de ne voir autour que ce sombre néant qui voulait tout avaler sur son passage: ma peine, ma déception, mon désespoir...Désespoir de ne pas être comme eux, dans leurs rêves et leurs yeux
merveilleux qui me haissaient car j'étais trop différente dans leurs cieux...Le soleil et le ciel est il toujours le même, identique et, pour tous, spacieux?
Différente d'eux, je l'étais...Car toujours seule, j'observais, de loin, me camouflait...
Et c'est alors qu'un jour, je la découvrais... sur un écran noir... ou blanc?
L'étoile...
Et je la fixais, je la voulais, je l'attendais:
Grande, brillant dans sa voûte,
constellation de flashs célèstes,
elle se déguisait, elle jouait et me séduisait...
L'étoile me raconta un jour, de là haut, son rêve d'être visible du monde entier... et je la comprenais...Elle était là dans le ciel, au dessus de moi et m'entendait pleurer la nuit...Elle
voulait me voir sourire et a alors brillé d'autant plus pour que je sois distraite et ne pense plus à mourrir...
Alors un jour, je lui ai soufflé au creux de l'oreille que si elle tombait ou qu'elle se perdait un jour dans les profondeurs du néant de l'oubli...J'irais décrocher la lune pour l'éclairer, la
soutenir, lui faire retrouver son chemin pour qu'elle continue à briller et à s'embellir...
J'irais la chercher dans le néant, l'oubli, l'ennui et la nuit pour la serrer, l'embrasser, la protéger de la pluie...
Mon étoile...
Par ophelia
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Dimanche 9 mars 2008
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15:17
Quelle est cette sensation qui brûle puis se glace au fond de moi?
Ce sentiment de fondre la neige en larmes de feu à fleur de peau.
Ce dégel continuel qui inonde cet univers incendiaire comme l'enfer.
Ce puit d'émotions sans fin sans mots dans un regard soutenu d'airain.
Quelle est cette poussée de rire qui laisse s'effondrer mon âme en pleurs?
Ces humeurs escarpées, déboussolées, désorientées par ce souffle bien aimé.
Cette rage qui creuse sa tombe tout en voulant en sortir péniblement le lendemain.
Cette rage de vivre qui escalade sans cesse, sans répis les obstacles des matins.
Quel est cette bourrasque soudaine en moi quand je la revois?
Ce même sourire, ce même regard que je cotoie parfois.
Ce doux néant fait de tremblements et d'ouragans.
Cette tendre extase, ces succulents moments.
Par ophelia
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Dimanche 24 février 2008
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Ca commence toujours de la même façon: On plonge dans une eau pure, lumineuse et attrayante. On s'y attarde. Cette chaleur nous réchauffe notre corps, notre coeur. Un bien
fou de nager dans un tel liquide apaisant, silencieux et calme. Je m'immerge dans quelque chose qui me fait étouffer sans que je m'en rende compte. Le mal est là. Rampant, grouillant. Il
s'étend. Il s'infuse. Il s'éprend. Sa douce victime est innocente et ne connait rien à la vie. A part l'eau, elle ne voit rien d'autres qui puissent la faire plonger. Elle ne voit pas non plus
que ces couleurs bleuetées, cette transparence, cette apparente pureté, cache et panse une plaie immonde qui n'arrête pas de saigner. Du sang plein sur les mains. Elle s'étonne. Mon dieu qu'ai je
fait? Ce n'est rien. Le bleu de l'eau coule et anesthésie. Tombe de sommeil et oublie. Demain est un autre jour. Autre jour qui étale toute sa tiédeur, tout son quotidien moqueur et faux. Je
m'endors. Je me retrouve dans un puit. La lueur du soleil est bien haut. Je ne peux l'atteindre et le niveau de l'eau est profond. Les murs sont froids, sombres et transpirent la nausée. J'ai mal
à la tête. j'ai froid. L'eau glaciale qui se fond. Tout en haut, j'entend des cris, des voix de mépris. Elles se jettent sur moi. Leurs pierres et leurs moqueries. Je ne sais rien faire. Je
secoue ma tête. Les pierre me heurtent de toute part. Je plonge dans l'eau noire pour fuir. J'étouffe. Je sens tout mon air qui s'enfuit. Je ne sens plus mes mains qui glissent sur les murs
pourris. Je ne sens plus mes pieds qui secouent l'eau du puit. Je ne sens plus mon corps. En ai je encore un? A quoi sert-il ici? Je ne sens plus ma tête et mes pensées qui s'enfuient. Le temps
de croiser un visage dans la clarté et de le fixer. De voir l'horreur, la panique et la culpabilité dans son regard qui crie à tout le monde d'arrêter. Une pierre me heurte le crâne. Je sombre.
Je coule. tout est liquide, pur et froid. Voir ce regard plein de larme s'effacer. Sentir quelques gouttes de ses larmes chaudes sur mon visage blanc froid aux lèvres bleuetées. Ce
moment sera le dernier instant de bonheur de ma vie.
Par ophelia
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