Samedi 17 novembre 2007
A chaque fois, tu triches...
Dans tes airs, tu t'irrites...
Tu joues, tu perds, tu mérites...

A chaque fois, tu déchiffres...
Sous mes airs, ça t'excite...
Tu joues, tu gagnes, tu profites...

A chaque fois, tu t'en fiches...
De mon air, qui s'effrite...
Tu joues, tu stagnes, tu débites...

Mais...

Chaque secondes, je défriche...
Dans le désert, je te quitte...

Tu vois...

Je joue, je perd, je suis détruite...
Je joue, j'épargne, tu es séduite...
Je joue, je gagne et tu m'évites...

Et sur cet air obscur, tu pars vite...
par ophelia
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Dimanche 11 novembre 2007

S'il est difficile de grandir, il est aussi difficile de redevenir enfant avec ses rêves et sa spontanéité d'avant... On se disait toujours... Non, c'est pas pour moi le monde des adultes. C'est trop grand, c'est trop sale, trop inintéressant pour mes petits yeux d'enfant... Mais on grandit pourtant... On grimpe les marches avec douleurs poussés par le vent, par l'angoisse, par les obligations, par ces gens qui nous répétent qu'il faut se durcir pour pouvoir évoluer et voir grand... On gravit les échelons... on devient fier... on regarde en bas avec satisfaction... avec vertige aussi... et on a envie de continuer à grimper toujours plus haut car quelque chose nous appelle sur les sommets... Cependant, on sait pertinament bien que ces sommets on les atteindra jamais... car on court après depuis tout ce temps... on court après l'argent, l'amour, la victoire, le prestige, la renommée, la reconnaissance et l'argent... Ces couleurs de pâte à modeler pâles et vierges se saturent petit à petit et s'obscurcissent... le blanc, le rose, le rouge, le bleu, le mauve, le brun, le noir... Et notre capacité à supporter le froid s'épaissi tout comme notre peau qui durcit avec le temps pour devenir au final imperméable et impénétrable...

On court après depuis tout ce temps... ces sommets... notre jeunesse... notre enfance... que l'on retrouvera jamais que dans les hypotéthiques yeux naifs et enfantins de ceux qui prendront un jour notre place, de ceux à qui on apprend, ceux à qui on donne le courage, la force, de suivre le mouvement, nos suivants, petites âmes pures et nouvelles, apprentis survivants, terreaux fertiles de nos vies écoulées, nos descendants... 

Ce n'est que quand on se sent partir et vieillir que l'on se rend compte qu'il est difficile de mûrir et de mourir... que ce soit pour devenir grand ou redevenir enfant... La peine, l'angoisse, la solitude des années qui passent... ces années glacées, raturées parfois vidées... La passion, le rêve, le désir, la joie et les rencontres qui avec le temps va et vient puis s'effacent... Temps pas assez au vert qui tourne trop vite au rouge...




par ophelia
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Mardi 30 octobre 2007

Les pieds en l'air
Les pieds sur terre
Rien ne vaut l'air
L'air de rien
De l'air à prendre
C'est surement bien !

Les mains dans l'eau
Je touche du bois
On s'en lave les mains
Mais les mains serrent
Elles s'attache à ça
L'eau qui dort
L'eau que l'on boit
Et ça s'enfuit
Un courant d'air
Un courant d'eau
Qui n'en finit pas !


La tête à terre
La tête en l'air
Je prend de haut
Je scrute le sol
Rester terre à terre
Ego en éclats de verres
Petite mosaïque d'eaux claires
Se laisser porter par le courant de la rivière...

L'âme légère... sans se soucier des lendemains...

 

 

par ophelia
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Mercredi 24 octobre 2007

Enfermée dans mon univers
Cloisonnée dans ma bulle
je souffre des bulles de silence
je souffle sur les plumes de souffrance


C'est à ce moment où j'expose
a cet instant ou j'implose
que mes nerfs se réveillent
et me crient de bouger...

Je secoue alors mon ombre
Et me met à tout remuer
les murs s'effondrent
la bulle explose
je sors par l'interstice
et me met à crier....

 

 

par ophelia
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Vendredi 19 octobre 2007
De l'eau dans mes chaussures,
de l'eau chaude sur mes blessures,
pour cicatriser les douces morsures
de la marche pénible bordée de ratures

De front, je lutte contre le vent
Au sons, je suis le courant
toujours au moment présent
jamais aller plus lentement

La course folle continuera
Tant que ce vent soufflera
Tant qu'elle aura froid
Tant que je prend sur moi

Et marche sur l'eau
qui coule dans les canaux
qui saoule sous les barreaux
et me prend de haut...



par ophelia
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Petit mais grand...

"L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver"

- Forest Whitaker -
 

bulleverte.jpg


Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 

  [Boris Cyrulnik]

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