Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /2008 19:58

C'est du mauvais temps
C'est plus que du vent
C'est l'absence de chants
et l'immensité d'un champ
Comme un mot méchant
Comme le silence errant
Comme une voix de tyran
Une affirmation te secouant...

Que tu maudit dans le néant...

Mais se rechauffe en l'aimant...

Par ophelia
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 21:31

Serrer des mains, ça je connais
Ils en prennent plein la gueule
Je m'en lave bien les mains
Une bonne poignée en or
Un salut forgé d'argent
Je suis né winner
J'ai le look gagnant

Sourire impeccablement blanc, ça j'ai vachement
Ca brille tellement qu'ils crevent d'éblouissement
Et moi je suis mort de rire, les mains jointes,
Les jambes croisées et le regard triomphant
A quoi sert la fortune, si personne ne m'aime
si personne me voit, écoute mes conneries
En ayant l'air intéressé et confiant...

Silhouette dynamique, modèle élancé et photogénique
Ma garde robe s'étoffe d'Armani et de Gucci en un clic
C'est pas ma faute à moi si les autres sont pas si brillant
Ma critique est facile, je n'ai rien à me reprocher, je suis or
Je suis argent...

Je fais mon jogging tout les jours
je cours, je cours,...
Sur le cours, les cordons de la bourses se délient
Je prends de bonnes décisions
Personne n'ose me contredire
je cours, j'ai raison
le premier
c'est moi.

et moi seul...


Par ophelia
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /2008 20:38


S'agiter comme ça 100% dans le vent
La tête dans les nuages dans les étoiles
Sans savoir pourquoi pour combien de temps

Rouspeter, se libérer anarchiquement en prenant son élan
Aller à l'envers et surtout contre tout contre tous et ses gens
Qui nous disent d'avancer, de grandir, de voir haut, de voir grand
Qui nous disent, nous secouent, nous répètent, sont plus là et nous tuent de temps en temps

Voir la vie d'en bas, d'en haut, assis par terre, dans l'herbe,
en tailleur sur son bureau, les jambes se balançant dans le néant
Croisées par dessus tout, d'un rire niais moqueur et narquois
L'oeil géant qui voit tout, qui t'aspire, qui t'absorbe et te bouffera en son temps

Rester là, las, gisant, dans sa douleur, en bas
De tout, se répètant comme un tantra pourquoi, pourquoi

Crier, pleurer et rire aux éclats
briser des liens que l'on resserre
tout en sachant pourquoi...




Par ophelia
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /2008 13:23



Je me présente,
Je n'ai pas de noms
Je suis personne
Je suis presque tout le monde
La majorité tout juste
Je suis moi même
Comme tout le monde
Enfin, presque
Car je suis moi
Je suis Amour
Je suis la Loi
Je suis une bonne mère
J'ai une famille magnifique
Une grande maison
J'en suis très fière
Je suis comme toutes les autres
Banales
Enfin presque
Je suis du bon côté des choses
Du bon côté des gens
Du bon côté du bureau
Du bon côté du pays
Riche, équilibré, majoritaire et serein
Je déteste les autres
Ceux qui ne parlent pas le même langage que moi
Ils sont ennuyeux
Ils sont trop différents
Ils sont pauvres
et envieux
ils n'ont aucuns goûts
Ils sont voilés
Je m'habille bien
Je suis féminine
je mets des jupes
Tout est logique dans ma vie
Mes enfants sont adorables
Ils ne fument pas
Ils ne volent pas
Ils sont comme moi
Je les aime
J'aime mon mari
Il est très riche
J'aime mes amis
Ils me le rendent bien
Je connais beaucoup de gens
Des gens comme moi
Qui aiment les gens
Les gens m'adorent
Ils sentent tout l'amour que j'ai en moi
Les animaux aussi
Je les adore
J'aime les êtres vivants
J'aime la vie
Je m'aime moi

Je suis comme les autres
Banale
Je m'agite dans mon petit bocal
Avant que vienne mon heure fatale
Tout est bling bling
Mais rien ne brille, pas une étoile
Je lis les ragots de la presse très locale
En poussant une série de petits cris brutals
Comme un espèce de monstre ou un animal
Je suis comme les autres
Banale et vénale
...



Par ophelia - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 21:10




Tendre les oreilles vers le lointain
S'émouvoir de ce qui t'arrive soudain
Les vagues...
Elles s'élancent dans un moment d'entrain
Puis s'échouent et retombent comme un chagrin
Se retirent, s'évaporent, glissent sur les grains
Grains de beauté évanescente qui s'effrite au loin
Sables mouvants d'émotions malléables et contraints
A retenir ce qui verse en nous comme un sens divin

S'étendre de tout son corps vers le sien
Caresser une peau lisse comme on esquisse un dessin
La vague...
Elle te prend à la gorge, au ventre et ton âme en vain
Car insignifiante, elle disparait dans la paume de sa main
Puis reviens en force quand de tes lèvres tu savoures sa faim
Fins comme tout son corps en émoi qui étreins le mien
Comme un immense néant rose entouré d'un peu de bien...



Par ophelia
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 15:34




Et si tout ne résidait que dans une boule de cristal
Petite bulle transparente, translucide et banale
Quand tu la retournes, tu vois de la neige en rafale
Ce que tu y vois, tout compte fait n'a rien de fatal

Et si tout ne résidait que dans ses pupilles dilatées
Espace minuscule de néant aspirant cette anxiété
Emanant du dedans cette immense et tendre beauté
Et en contemplant ce miracle invisible d'une telle fierté

Se demander en évitant très soigneusement de les choquer
Et si ne résidait dans ses deux âmes
Qu'une infinie simplicité
Assoiffée de tendresse
et de bras attentionnés...








Par ophelia - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 18:11





Lancinante qui s'éprend de ton âme
Méfiante qui s'installe et te blâme
Inquiétante te poursuit et te reclame
Pénétrante jusqu'à ce que tu t'exclames
Coupante et aiguisée comme une lame
Saignante et scellée comme les portes de sésame

Transparente comme ce que tu traverses chaque jours sur des airs éreintés...

Par ophelia
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 19:09

 



Cette saveur toute en couleur
Me transporte par delà la douleur
C'est par elle d'une cruelle beauté
Assouvissant en dentelles une satiété
De tendres moment de bonheur d'été

Cette liqueur acidulée fourrée de gaieté
Me fait fondre et m'enrober de doux baisers
Me reposant à la source de lèvres irisées
Plongeant mes paupières chocolat glacé
Dans ses ailes de pain d'épice suaves et sucrées...


Par ophelia - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 22:01

Miroir parfait
Aux contours imparfaits
Tape à l'oeil cet air niais
Entourée de sombres traits

Emergence du néant
De sa carrure d'enfant
De son allure dans le vent
vent qui sème à contre temps

Insatisfaction perpétuelle
Plus tu lui parles,
Plus tu t'attaches à elle
A son nouveau départ cruel

Toile insignifiante
Enorme plaie béante
Goute sanglante, tu déchantes
Bulle tendresse, caresse décevante

Ailes de liberté
Dents acérées

Yeux de l'infini
pattes écartélées

Un air détendu
des poumons d'acier.

Un amour brasier
Un petit coeur gelé







Par ophelia - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 12:22
Liquide visqueux livide
Noir et libidineusement avide
Qui se dégage de corps sexués et vides
Vidées les têtes et les viscères pleines et perfides

Quand reviendra l'époque ou les yeux pleins de soleil
On se voyait s'embrasser dans le calme de l'été qui s'éveille
Quand reviendront ces étendues vertes et ce vent doux dans nos oreilles
Là où on lisait sous un arbre et où on se regardait comme des merveilles

Sentiments, sans tu mens, senti m'en
Sang sans dessus dessous à sang
Mêlés affreusement dans le courant
La flaque honteuse, huileuse houleuse dedans
Laque essence altérée qui te prend.

Où est passé mon ange pur?
Mon amour liquide éthérée?
Cette fleure couleur du ciel?
Cette eau bleue translucide et ces fées?

Vomissures de chairs écartelées
Odieuses petites coupures aisées
Alcooliquement vôtre et putains dépravées
Chiens envieux qui grattent et enterrent leurs nouveaux nés

Qui es tu devenues, toi qui aimais tant parler?
Qui es tu devenues, toi que j'aimais tant, bébé?
Qui es tu, ma chérie, mon amour, ou es tu passée?

Quand reviendras tu l'époque ou j'adorais t'étudier?
Quand reviendras tu l'époque ou j'adorais t'écouter parler?











Par melisande - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Petit mais grand...

"L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver"

- Forest Whitaker -
 

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Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 

  [Boris Cyrulnik]

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