Dimanche 11 novembre 2007
S'il est difficile de grandir, il est aussi difficile de redevenir enfant avec ses rêves et sa spontanéité d'avant... On se disait toujours... Non, c'est pas pour moi le
monde des adultes. C'est trop grand, c'est trop sale, trop inintéressant pour mes petits yeux d'enfant... Mais on grandit pourtant... On grimpe les marches avec douleurs poussés par le vent, par
l'angoisse, par les obligations, par ces gens qui nous répétent qu'il faut se durcir pour pouvoir évoluer et voir grand... On gravit les échelons... on devient fier... on regarde en bas avec
satisfaction... avec vertige aussi... et on a envie de continuer à grimper toujours plus haut car quelque chose nous appelle sur les sommets... Cependant, on sait pertinament bien que ces sommets
on les atteindra jamais... car on court après depuis tout ce temps... on court après l'argent, l'amour, la victoire, le prestige, la renommée, la reconnaissance et l'argent... Ces couleurs de
pâte à modeler pâles et vierges se saturent petit à petit et s'obscurcissent... le blanc, le rose, le rouge, le bleu, le mauve, le brun, le noir... Et notre capacité à supporter le froid
s'épaissi tout comme notre peau qui durcit avec le temps pour devenir au final imperméable et impénétrable...
On court après depuis tout ce temps... ces sommets... notre jeunesse... notre enfance... que l'on retrouvera jamais que dans les hypotéthiques yeux naifs et enfantins de ceux qui prendront un
jour notre place, de ceux à qui on apprend, ceux à qui on donne le courage, la force, de suivre le mouvement, nos suivants, petites âmes pures et nouvelles, apprentis survivants, terreaux
fertiles de nos vies écoulées, nos descendants...
Ce n'est que quand on se sent partir et vieillir que l'on se rend compte qu'il est difficile de mûrir et de mourir... que ce soit pour devenir grand ou redevenir enfant... La peine, l'angoisse,
la solitude des années qui passent... ces années glacées, raturées parfois vidées... La passion, le rêve, le désir, la joie et les rencontres qui avec le temps va et vient puis s'effacent...
Temps pas assez au vert qui tourne trop vite au rouge...
par ophelia
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Les pieds en l'air
Les pieds sur terre
Rien ne vaut l'air
L'air de rien
De l'air à prendre
C'est surement bien !
Les mains dans l'eau
Je touche du bois
On s'en lave les mains
Mais les mains serrent
Elles s'attache à ça
L'eau qui dort
L'eau que l'on boit
Et ça s'enfuit
Un courant d'air
Un courant d'eau
Qui n'en finit pas !
La tête à terre
La tête en l'air
Je prend de haut
Je scrute le sol
Rester terre à terre
Ego en éclats de verres
Petite mosaïque d'eaux claires
Se laisser porter par le courant de la rivière...
L'âme légère... sans se soucier des lendemains...
par ophelia
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Enfermée dans mon univers
Cloisonnée dans ma bulle
je souffre des bulles de silence
je souffle sur les plumes de souffrance
C'est à ce moment où j'expose
a cet instant ou j'implose
que mes nerfs se réveillent
et me crient de bouger...
Je secoue alors mon ombre
Et me met à tout remuer
les murs s'effondrent
la bulle explose
je sors par l'interstice
et me met à crier....
par ophelia
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