Dimanche 24 février 2008

Ca commence toujours de la même façon: On plonge dans une eau pure, lumineuse et attrayante. On s'y attarde. Cette chaleur nous réchauffe notre corps, notre coeur. Un bien fou de nager dans un tel liquide apaisant, silencieux et calme. Je m'immerge dans quelque chose qui me fait étouffer sans que je m'en rende compte. Le mal est là. Rampant, grouillant. Il s'étend. Il s'infuse. Il s'éprend. Sa douce victime est innocente et ne connait rien à la vie. A part l'eau, elle ne voit rien d'autres qui puissent la faire plonger. Elle ne voit pas non plus que ces couleurs bleuetées, cette transparence, cette apparente pureté, cache et panse une plaie immonde qui n'arrête pas de saigner. Du sang plein sur les mains. Elle s'étonne. Mon dieu qu'ai je fait? Ce n'est rien. Le bleu de l'eau coule et anesthésie. Tombe de sommeil et oublie. Demain est un autre jour. Autre jour qui étale toute sa tiédeur, tout son quotidien moqueur et faux. Je m'endors. Je me retrouve dans un puit. La lueur du soleil est bien haut. Je ne peux l'atteindre et le niveau de l'eau est profond. Les murs sont froids, sombres et transpirent la nausée. J'ai mal à la tête. j'ai froid. L'eau glaciale qui se fond. Tout en haut, j'entend des cris, des voix de mépris. Elles se jettent sur moi. Leurs pierres et leurs moqueries. Je ne sais rien faire. Je secoue ma tête. Les pierre me heurtent de toute part. Je plonge dans l'eau noire pour fuir. J'étouffe. Je sens tout mon air qui s'enfuit. Je ne sens plus mes mains qui glissent sur les murs pourris. Je ne sens plus mes pieds qui secouent l'eau du puit. Je ne sens plus mon corps. En ai je encore un? A quoi sert-il ici? Je ne sens plus ma tête et mes pensées qui s'enfuient. Le temps de croiser un visage dans la clarté et de le fixer. De voir l'horreur, la panique et la culpabilité dans son regard qui crie à tout le monde d'arrêter. Une pierre me heurte le crâne. Je sombre. Je coule. tout est liquide, pur et froid. Voir ce regard plein de larme s'effacer. Sentir quelques gouttes de ses larmes chaudes sur mon visage blanc froid aux lèvres bleuetées. Ce moment sera le dernier instant de bonheur de ma vie.

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Lundi 18 février 2008
Il y a mon reflet dans ses yeux qui prend l'air.
Plongé dans un étang lassé par nos misères.
Océan glacé titanesque qui immerge le mystère.

Il y a mon âme errant dans un pur brouillard blanc.
Perdue comme toujours par les nuages et le vent.
Désert sans fin où se perdent les naufragés du temps.

Il y a mon coeur qui saigne des pétales de chagrin.
Fatigué de chanter toutes ces mêmes mélodies en vain.
Vagues de désespoir qui va et vient tel un sensuel refrain.

Il y a mes yeux déversant de l'eau salée sur nos mains.
Lavées de tout soupçons, de toute façon, tout va très bien.
Pluies qui purifient nos envies comme on brûle le malin.

Il y a ma main serrant la tienne comme si c'était la fin.
Tremblante et anesthésiée tel on mendie son pain.
Rocher que l'on serre avant de tomber dans le ravin.

Enfin, il y a tout ton être qui est là, que je vois, que je sens, 
qui s'approche et qui se fond tendrement dans le mien.
Tour à tour, apeurée et surprise par ce frisson calin.

Au dessus de la lumière, tout est froid, blanc, pur

Et frôle le divin...








par ophelia
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Dimanche 10 février 2008

L.

C'est une fille.
C'est une dame.
C'est un homme.

C'est quelqu'un à qui l'on parle pour la première fois dans les vestiaires des filles de son école.
C'est quelqu'un qui nous parle sans nous parler mais qui nous regarde fixement en parlant.
C'est quelqu'un que l'on evitera jusqu'à ce que l'on soit obligée d'aller lui parler.
C'est quelqu'un qui nous accompagne un temps mais qui sait que l'on va la quitter un jour.
C'est quelqu'un qui ne sait pas tout l'amour que l'on a pour toi.
C'est quelqu'un qui nous fait peur, qui nous fait pleurer mais qu'on apprécie à en crever.
C'est quelqu'un qui sera ému quand on lui dira qu'on l'aime.
C'est quelqu'un à qui on parlera beaucoup, qui nous conseillera mais que l'on evitera.
C'est quelqu'un que l'on voit chaque semaine, chaque jour mais qui ne nous voit pas.
C'est quelqu'un à qui on a avoué une chose un jour et qui ne l'oubliera pas.
C'est quelqu'un qu'on ne verra qu'une seule fois dans sa vie mais qui restera gravé là.
C'est quelqu'un avec qui on passe du bon temps et qui subitement ne veux plus nous voir.
C'est quelqu'un à qui on s'est beaucoup attaché et qui nous a beaucoup aidé.
C'est quelqu'un avec qui on traine souvent et qui nous connait mieux que nous - même.
C'est quelqu'un avec qui on a beaucoup de choses en commun et qui nous comprend.
C'est quelqu'un qui nous fait rire, parler et pleurer.
C'est quelqu'un de superficiel mais qui nous connait en détail.
C'est quelqu'un que l'on aime regarder.
C'est quelqu'un qui nous a touché.
C'est quelqu'un à qui on est génétiquement, amicalement ou secrètement lié.
C'est quelqu'un qu'on a regardé.
C'est quelqu'un qu'on a un jour, une heure, une minute, une seconde aimé.

C'est ça l'amour.

C'est elles...





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Dimanche 10 février 2008
Quelqu'un jette un message à l'eau
Un petit morceau de son coeur
A la dérive suit le courant et les heures

Il faudra attendre un peu
Que les ondes l'amène à tes yeux
Pour t'éblouir et te secouer un peu

Puis ils seront là, au rendez-vous
quand tu les attendra, il te tendront
Des fleurs, leurs sourires, des chansons

Il y aura des éclats de rire, du soleil dans leurs yeux
Des verres jamais vides et un repas copieux 
Des venues inattendues et des surprises de bon ton

Enfin, il y aura du bonheur...
certain, spontané, attendu ou pas
Il y aura ces lueurs de bonheur 
jamais égales ni sans pareilles et qui changent pas...



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Lundi 4 février 2008
Le réveil sonne le matin, je me retourne...
Un coussin vide me regarde avec ses yeux froids.
Je me lève, me douche, m'habille, déjeune...
Il n'y a que le froid et la nuit matinale près de moi.
Dans la rue, mes mains serrent fort mon sac....
A défaut d'avoir une autre main à serrer à ce moment là.
Assise sur une banquette à demi vide d'un transport en commun...
Je cherche du regard une paire d'yeux imaginaires ne fixant que moi.
Je me réveille quand l'arrêt sonne et regarde les couples en émois.
La journée, j'écoute les anecdotes familiales et amoureuses quelconques...
je n'ai rien à raconter sur ces sujets là, ils pensent que je leurs cachent des choses...
ils ne me connaissent pas et se contentent de dire " mais tu es jeune, tu trouveras".
Pause midi, je vais faire du shopping pour m'acheter des cadeaux à moi même...
C'est alors que je suis assiégée de toute part par des coeurs et des mots d'amour
J'avais oublié ce jour maudit que je boycotte depuis toujours...
On est bien en février...
De retour chez moi, je tourne la clef...
Tout est resté intact comme je l'ai laissé, rien n'a bougé...
Je ne dis pas bonjour, je ne parle pas et même si je parlais, quel éccho me répondrait?
Cet appartement est vide...
Bienvenue chez moi...
Le soir, la nuit tombe, je me fais à manger, je m'enveloppe dans de couvertures...
 A défaut de ne pas avoir quelqu'un qui me réchaufferais quand j'ai froid...
Je me mets devant la télévision et décide moi même du programme...
J'hésite entre un film dramatico-sentimental et une émission de divertissement...
Je décide de zapper entre les deux pour finalement rester bloquée sur le film...
Je suis l'histoire qui se déroule avec passion et une certaine émotion...
Je pleure à la fin, que celle-ci se termine mal ou bien...
Je me trouve alors pitoyable et décide d'aller me coucher...
J'entre dans mon grand lit froid, serre très fort mes oreillers...
Une larme se perd dans leurs plumes et je me sens encore étouffer...
A défaut d'avoir les bras qui m'entourent pour me cajoler...
Je laisse trainer ma peine et me met à rêver...

Le lendemain matin, le réveil sonne, me retourne et m'étonne...
Ce n'était qu'un rêve... 
A la place de ce regard océanique, buccolique et chaleureux...
Une paire d'yeux froids et mornes d'oreiller vide me fixent...
Toujours, je me lève et me relève...
Seule...





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Lundi 28 janvier 2008

Les unes au dessus des autres
Les autres sans dessus dessous
Elles s'étalent progressivement
Jusqu'au somment des vallées
Jusqu'à l'horizon des sentiments

Les petites pousses de riz sous l'eau
De  poussées de fous rire en petits sauts
On fait l'hiver et le printemps sous les roseaux

On ramasse les germes en masse
Les émotions qui s'amassent
Coup de soleil qui asèche 
tempête aride et coup de bêche

Les canalisations, irrigation qui les fait battre
Un boeuf qui soupire, force pour que la terre respire
Les poumons qui s'exaspèrent de toutes ces tranchées mystères
Le poul qui s'accélère pour pas succomber à la misère

Riches contrées inexplorées et  irriguées d'artères
Veines vertes et dorées par qui les sentiments se libèrent
Une population émotive et sensible à l'ombre des huttes embouées
Des émois bien disciplinés qui se structurent au loin, à l'infini des idées et des pensées...

Pour nous nourrir d'un tableau composé de coeurs verdoyants et de vertes pulsations adorées...

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Samedi 26 janvier 2008

L'ouverture d'esprit me faire sortir de l'ennui
Je m'enthousiasme mon petit coeur sourit
Il espère, il parle, il vole, il trébuche et il crie
Au bout du tunnel toujours une lueur dans la nuit

Questionnements, réfléxions, frissons et raisons
Les sentiments réciproques pas toujours du même ton
On se regarde, on se parle, on s'évite, on se dit non
Un voyage souterrain en métro toujours trop long

Maintien de la barre, positionnement directionnel des phares
Le coeur, le tronc, la tête, tout ton corps en émoi qui se marre
Tu ris un peu, beaucoup, au éclat, à la mort, au désespoir
Spéléologie des coeurs qui t'écrase ta pauvre petite poire

Recroquevillée dans un coin optimiste, chaud et douillet
Les emotions bien a l'abri sous une tonne de mots gais
Je te regarde t'éloigner toujours plus de ce maudit quai
Une lueur du jour ou l'air respirable s'en fout d'où tu es...







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Mercredi 23 janvier 2008
J'ai froid...
J'attends dans ce froid...
Mes pieds gèlent et je tremble...
Je tremble car tu es pas loin de moi...
Alors j'attends, j'attends cent fois, cent fois sans toi...
Et c'est toujours au moment où je ne t'attends pas...
C'est toujours à ces moments là que tu viens vers moi...

Je me lève...
Je quitte cette salle...
Je quitte ce fauteuil...
Je quitte ce quai...
Je quitte ce lieu...
Lieu d'attente...
Lieu de passage...

Je te rejoins...
Je te fais la bise...
Je te serre la main...
Je te salue du regard...
Je te souris timidement...

J'entre...
Dans ton bureau...
Dans ta voiture...
Dans ta maison...
Dans ton appart...
Dans ta vie...

Tu me parles...
De tout et de rien...
De la pluie et du beau temps...
De ce que tu étais en train de faire...
D'un retard dû à la circulation sur les routes...
De ton dernier achat coup de coeur incontrolable...
De tes soucis avec tes clients, tes parents, tes enfants, tes patients...

J'ai chaud...
Il fait chaud tout près de toi...
Ca me réchauffe d'être avec toi...
Mon air est tendre et tu t'avances vers moi...
Mon rire s'entend, il tend vers de doux émois...
Et je tremble toujours, ça je ne comprends pas...
C'est surement ce sentiment frais qui me met dans ces états là...


 

 



 

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Samedi 19 janvier 2008
Vendredi, 18 janvier 2007 - 20h30

Ce soir, j'ai croisé un petit rayon de soleil
Inattendue, quand la nuit sombre s'éveille
Une image connue m'a sortie du sommeil

Hier, j'étais perdue dans l'obscurité et la pluie
Un noir cauchemard éveillé qui sans cesse me nuit
Des mots revenants et des cris de peine sans bruits

Demain, je rallumerais la flamme de l'espoir
Je lui tendrais la main même sans la voir
Une tendre musique à l'oreille en guise d'aurevoir

Toujours, je vais me contenter de relire
Ces mots qui sonne comme le fait de chérir
Ses jolis yeux gais et brillants illuminant mon sourire...






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Jeudi 17 janvier 2008
Aisance sombre et solide comme l'encre ou l'essence
Noyée comme jamais, comme toujours, plus j'y pense
Ce sentiment croît, il croit en toi et tu rentres dans sa danse
Etouffée, écrasée comme l'insecte qui savais auparavant voler

Une danse morbide, celle des odieux messages de soutiens acides
Je sens une ombre, son ombre sur moi qui me broie, qui me noie
Détestable sylphide aux ailes coupées, broyeur d'espoir aux sourires glacés
Immonde petit monde tupperware, bulles de chagrin en conserve salée

Trempée dans un jaccuzzi marécageux, eaux sombres de néant, bouillantes et grouillantes
Noyée plus qu'avant, plus que jamais, j'apprends à tenir ma tête hors des émanations saoulantes
Sauvée de juste, vaccinée de justesse, d'injustice en virus, de traitresse en âmes perverties, plus j'y pense
plus j'apprend, plus forte qu'avant, quand le liquide s'étend et menace une respiration difficile,
 un poul irrégulier et haletant...

Quand coule en moi ce sentiment, que la lumière bannie par ce liquide ténébreux vacille un instant,
Quand je me noie dans cette encre mordante, que cette flamme en moi souffle son dernier soupir,
Quand je meurs, c'est toi, toujours toi, qui me sauve et me laisse seule sans vie...

Parce que tout a commencé par toi, ce liquide immonde a dix ans déjà...
Gentille petit signe astrologique d'eau brillante en trompe l'oeil de misère...

Je lui souhaite un joyeux anniversaire, 
à cette peine incommensurable,
à ses doubles démons et avatars,
qui sont  venues après toi, plus tard,

Ouvre ce cadeau qui sature d'éclairs ...

Souffle la dernière bougie qui m'éclaire..






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Petit mais grand...

"L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver"

- Forest Whitaker -
 

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Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 

  [Boris Cyrulnik]

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