Ca commence toujours de la même façon: On plonge dans une eau pure, lumineuse et attrayante. On s'y attarde. Cette chaleur nous réchauffe notre corps, notre coeur. Un bien
fou de nager dans un tel liquide apaisant, silencieux et calme. Je m'immerge dans quelque chose qui me fait étouffer sans que je m'en rende compte. Le mal est là. Rampant, grouillant. Il
s'étend. Il s'infuse. Il s'éprend. Sa douce victime est innocente et ne connait rien à la vie. A part l'eau, elle ne voit rien d'autres qui puissent la faire plonger. Elle ne voit pas non plus
que ces couleurs bleuetées, cette transparence, cette apparente pureté, cache et panse une plaie immonde qui n'arrête pas de saigner. Du sang plein sur les mains. Elle s'étonne. Mon dieu qu'ai je
fait? Ce n'est rien. Le bleu de l'eau coule et anesthésie. Tombe de sommeil et oublie. Demain est un autre jour. Autre jour qui étale toute sa tiédeur, tout son quotidien moqueur et faux. Je
m'endors. Je me retrouve dans un puit. La lueur du soleil est bien haut. Je ne peux l'atteindre et le niveau de l'eau est profond. Les murs sont froids, sombres et transpirent la nausée. J'ai mal
à la tête. j'ai froid. L'eau glaciale qui se fond. Tout en haut, j'entend des cris, des voix de mépris. Elles se jettent sur moi. Leurs pierres et leurs moqueries. Je ne sais rien faire. Je
secoue ma tête. Les pierre me heurtent de toute part. Je plonge dans l'eau noire pour fuir. J'étouffe. Je sens tout mon air qui s'enfuit. Je ne sens plus mes mains qui glissent sur les murs
pourris. Je ne sens plus mes pieds qui secouent l'eau du puit. Je ne sens plus mon corps. En ai je encore un? A quoi sert-il ici? Je ne sens plus ma tête et mes pensées qui s'enfuient. Le temps
de croiser un visage dans la clarté et de le fixer. De voir l'horreur, la panique et la culpabilité dans son regard qui crie à tout le monde d'arrêter. Une pierre me heurte le crâne. Je sombre.
Je coule. tout est liquide, pur et froid. Voir ce regard plein de larme s'effacer. Sentir quelques gouttes de ses larmes chaudes sur mon visage blanc froid aux lèvres bleuetées. Ce
moment sera le dernier instant de bonheur de ma vie.
par ophelia
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C'est une fille.
C'est une dame.
C'est un homme.
C'est quelqu'un à qui l'on parle pour la première fois dans les vestiaires des filles de son école.
C'est quelqu'un qui nous parle sans nous parler mais qui nous regarde fixement en parlant.
C'est quelqu'un que l'on evitera jusqu'à ce que l'on soit obligée d'aller lui parler.
C'est quelqu'un qui nous accompagne un temps mais qui sait que l'on va la quitter un jour.
C'est quelqu'un qui ne sait pas tout l'amour que l'on a pour toi.
C'est quelqu'un qui nous fait peur, qui nous fait pleurer mais qu'on apprécie à en crever.
C'est quelqu'un qui sera ému quand on lui dira qu'on l'aime.
C'est quelqu'un à qui on parlera beaucoup, qui nous conseillera mais que l'on evitera.
C'est quelqu'un que l'on voit chaque semaine, chaque jour mais qui ne nous voit pas.
C'est quelqu'un à qui on a avoué une chose un jour et qui ne l'oubliera pas.
C'est quelqu'un qu'on ne verra qu'une seule fois dans sa vie mais qui restera gravé là.
C'est quelqu'un avec qui on passe du bon temps et qui subitement ne veux plus nous voir.
C'est quelqu'un à qui on s'est beaucoup attaché et qui nous a beaucoup aidé.
C'est quelqu'un avec qui on traine souvent et qui nous connait mieux que nous - même.
C'est quelqu'un avec qui on a beaucoup de choses en commun et qui nous comprend.
C'est quelqu'un qui nous fait rire, parler et pleurer.
C'est quelqu'un de superficiel mais qui nous connait en détail.
C'est quelqu'un que l'on aime regarder.
C'est quelqu'un qui nous a touché.
C'est quelqu'un à qui on est génétiquement, amicalement ou secrètement lié.
C'est quelqu'un qu'on a regardé.
C'est quelqu'un qu'on a un jour, une heure, une minute, une seconde aimé.
C'est ça l'amour.
C'est elles...
par ophelia
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Les unes au dessus des autres
Les autres sans dessus dessous
Elles s'étalent progressivement
Jusqu'au somment des vallées
Jusqu'à l'horizon des sentiments
Les petites pousses de riz sous l'eau
De poussées de fous rire en petits sauts
On fait l'hiver et le printemps sous les roseaux
On ramasse les germes en masse
Les émotions qui s'amassent
Coup de soleil qui asèche
tempête aride et coup de bêche
Les canalisations, irrigation qui les fait battre
Un boeuf qui soupire, force pour que la terre respire
Les poumons qui s'exaspèrent de toutes ces tranchées mystères
Le poul qui s'accélère pour pas succomber à la misère
Riches contrées inexplorées et irriguées d'artères
Veines vertes et dorées par qui les sentiments se libèrent
Une population émotive et sensible à l'ombre des huttes embouées
Des émois bien disciplinés qui se structurent au loin, à l'infini des idées et des pensées...
Pour nous nourrir d'un tableau composé de coeurs verdoyants et de vertes pulsations adorées...
par ophelia
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L'ouverture d'esprit me faire sortir de l'ennui
Je m'enthousiasme mon petit coeur sourit
Il espère, il parle, il vole, il trébuche et il crie
Au bout du tunnel toujours une lueur dans la nuit
Questionnements, réfléxions, frissons et raisons
Les sentiments réciproques pas toujours du même ton
On se regarde, on se parle, on s'évite, on se dit non
Un voyage souterrain en métro toujours trop long
Maintien de la barre, positionnement directionnel des phares
Le coeur, le tronc, la tête, tout ton corps en émoi qui se marre
Tu ris un peu, beaucoup, au éclat, à la mort, au désespoir
Spéléologie des coeurs qui t'écrase ta pauvre petite poire
Recroquevillée dans un coin optimiste, chaud et douillet
Les emotions bien a l'abri sous une tonne de mots gais
Je te regarde t'éloigner toujours plus de ce maudit quai
Une lueur du jour ou l'air respirable s'en fout d'où tu es...
par ophelia
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