Jeudi 1 mai 2008
Liquide visqueux livide
Noir et libidineusement avide
Qui se dégage de corps sexués et vides
Vidées les têtes et les viscères pleines et perfides

Quand reviendra l'époque ou les yeux pleins de soleil
On se voyait s'embrasser dans le calme de l'été qui s'éveille
Quand reviendront ces étendues vertes et ce vent doux dans nos oreilles
Là où on lisait sous un arbre et où on se regardait comme des merveilles

Sentiments, sans tu mens, senti m'en
Sang sans dessus dessous à sang
Mêlés affreusement dans le courant
La flaque honteuse, huileuse houleuse dedans
Laque essence altérée qui te prend.

Où est passé mon ange pur?
Mon amour liquide éthérée?
Cette fleure couleur du ciel?
Cette eau bleue translucide et ces fées?

Vomissures de chairs écartelées
Odieuses petites coupures aisées
Alcooliquement vôtre et putains dépravées
Chiens envieux qui grattent et enterrent leurs nouveaux nés

Qui es tu devenues, toi qui aimais tant parler?
Qui es tu devenues, toi que j'aimais tant, bébé?
Qui es tu, ma chérie, mon amour, ou es tu passée?

Quand reviendras tu l'époque ou j'adorais t'étudier?
Quand reviendras tu l'époque ou j'adorais t'écouter parler?











par melisande communauté : Pensées d'ailleurs
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Lundi 21 avril 2008

Des feux d'artifices lointains
Des yeux amoureux chagrins
Des occupations plein d'entrain
Des corps passionnés et sains
Des paysages purs et divins
Un riche et intéressant quotidien

Des rêves sans fins ...
Des rêves assassinés par vos mains...
Mains envieuses mais tueuses de l'humain...

par ophelia communauté : Pensées d'ailleurs
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Dimanche 20 avril 2008

Elle est là à se demander si elle le fera ou pas. Mais dans sa demande tout s'enfuit. Dans sa demande tout se reduit à la nuit. Midi ou minuit. Fantasme de jour et éclaircie la nuit. Elle est sa haine. Tout la hait. Tout la pend. Tout l'apprend. De haut en regardant le ciel s'éclaircir puis s'obscuricir dans des éclats sourds et muets d'indifférence totale. Elle la regarde. Elle la déteste. Elle l'aime. Mais tout s'enfuit dans le néant. Elle ne sait pas. Elle joue. Elle sait très bien tout ce qu'elle ne sait pas. Elle est mortellement profiteuse et menteuse. Mortelle. Son coeur s'est arrêté. Vivement les premiers jours d'été. Elle veut vivre des choses. Ne pas se faire enfermer. Le rêve c'est pas son truc à elle. Elle préfère tuer ses rêves et puis l'entendre pleurer. Elle préfère la laisser s'en aller et laisser tout trainer. Se laisser entrainer dans des désirs obscènes et des trips dépassés. Bi-colore. Bi-plan. Bi-mestrielle. Bi-lan. Bi-en. Elle est séparée entre ses désirs et ses sentiments.

On s'est jamais ce qu'on sait.

par ophelia communauté : Pensées d'ailleurs
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Dimanche 20 avril 2008

 

Todd Lockwood - War of Angels


Entre le malheur et le mal latent
Je préfère rester dans le néant
Avec une pensée piquante et aiguisée 
Sur le fil des mensonges et du temps

En gros, c'est tout ce qu'on m'a donné
Et c'est tout ce que je vous rend...

Un regard vide, pensées livides,
Des remords, des mots, des maux,

Tout ce n'importe quoi qu'est la vie:
Et la vie c'est quand même bien...
Comme un fabuleux mensonge...
Comme tout ces morts qu'on voit pas...
Comme toutes ces morts qu'on sera...

Et têtue comme une mûle
Collant comme de la glue
Sournoise comme un serpent
Curieux comme une fouine

Professionnels du mensonge et du camouflage organisé

Tu reviendras
En rampant, en reniflant le sol...
Tout recommencera

Du neant, un gros big bang
Et tu renaitras...
tu te réveilleras...

En te disant: 

Encore un matin
Plein de bons de sentiments
Pleins de chagrins
Plein de larmes de pitié 
Plein de faux confort
Plein de beaux sourires
Plein de désespoir cachés


Encore un matin
Ou l'amour peut détester
Ou la mort peut vivre
Ou la haine peut adorer
Ou la vie peut mourir
Ou l'indifférence règne
Ou l'amitié fait survivre









par ophelia communauté : Pensées d'ailleurs
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Samedi 5 avril 2008
Pourquoi elle plutôt que lui? 

Car conjuguées aux féminins, je redessine avec extase mes matins
A l'encre, de mes mains, je suis les contours des rouges desseins
Et remplit les formes de couleurs vives, de passion au pinceau ivre.

Pourquoi la folie à l'ennui?

Folie pure ou folie légère, ce n'est que bourrasques dans les airs
Une douce torpeur qui balaie la lourde galère des jours frigidaires
Quand le soleil  réchauffe en hiver ton corps nu gisant sur la mer.

Pourquoi elle à elle?

Hypnotisée par ses yeux d'océan glacé, je m' y suis presque noyée
Droguée par la beauté du calme olympien et de ses bras d'or - fée
Protégée par son regard, sa voix et ses courtes phrases aiguisées
plus rien ne peut jamais plus me piquer, me contaminer, me blesser.

Pourquoi rester plutôt que s'en aller?

Pour elles, la folie et... elle.




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Dimanche 30 mars 2008
Faire comme le mort.
Se laisser couler tout doucement.
S'élancer dans le vide brusquement.
Heurter le sol très violemment.

Comme dans un rêve.
Ne plus vouloir exister.
Ne plus être, ne plus respirer.
Laisser tout s'en aller.

Comme si c'était vrai.
Fermer définitivement les yeux.
Tout laisser partir les souvenirs douloureux.
S'endormir définitivement dans un soupir silencieux.

Comme si on était heureux.
En musique sur un rythme chaleureux.
En silence avec une main caressant ses cheveux.
En l'absence de cette angoisse de misère et de ces sordides jeux.
En présence, uniquement, de cette bienveillante lumière et de ces autres cieux.

Comme si tu étais là.
Ta main reposant sur la mienne.
Ton souffle doux à mon oreille.
Me noyant dans tes yeux d'océan.
Me laisser mourir dans tes bras.
Et ne jamais me séparer de toi.
par ophelia communauté : Pensées d'ailleurs
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Jeudi 27 mars 2008

Tout est faux.
Tout cache des maux.
Rien de vrai sous ces nuages gris.
Que des faux semblants et du déni.
Que du brouillard et de la pluie.
Rien que du désespoir et cette mélancolie.

Tout est faux.
Tout laisse dire sans un mot.
Tout respire et transpire le mensonge.
On lime les petite imperfections grossières.
On arrondit les angles sans tracer le cercle.
On reste éveillé tout gardant les yeux fermés.

Rien n'est vrai.
Rien, sauf la vérité elle-même
Une vérité bien fragile, bien pauvre mais acerbe.
Elle est cachée, protégée comme un trésor sacré.
La vérité nue, impeccable, implacable qui te foudroie sur place.
On la garde, on l'enterre, on l'ensevelit bien profondément sous terre.

Rien n'inspire autant le vrai quand tout expire le faux


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Lundi 24 mars 2008

Au delà de mes fenêtres, il neige.
Des pétales blanches pures et fragiles.
Elles se déposent avec grâce sur le sol noir.
Puis fondent quand elles effleurent la pluie du trottoir.

Au delà de la vitre qui sépare ma main de la froideur du matin et du soir.
Des flocons roses naissent des branches de l'arbre endormis qui renaît.
petites fleurs s'épanouissant trop vite aux frêles lueur de l'hiver qui se meurt.
Pensées pleines d'espoir luttant difficilement contre l'air du temps qu'on te narre.

Douces pétales glaciales figées dans l'impossibilité.
S'endormir sous les mots et les maux subtils cachés.
Poser sa tête contre de tendres blocs de glace taillés.
Regarder le froid ensevelir avant que revienne l'été.

De l'intérieur, bien au chaud, je ressens le froid.
Ce froid bien présent qui s'étend et s'éprend de moi.


par ophelia
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Samedi 22 mars 2008

Toujours seule, j'observais la voûte céleste avec un oeil qui laissait couler sa peine...
Peine de ne voir autour que ce sombre néant qui voulait tout avaler sur son passage: ma peine, ma déception, mon désespoir...Désespoir de ne pas être comme eux, dans leurs rêves et leurs yeux merveilleux qui me haissaient car j'étais trop différente dans leurs cieux...Le soleil et le ciel est il toujours le même, identique et, pour tous, spacieux?
Différente d'eux, je l'étais...Car toujours seule, j'observais, de loin, me camouflait...
Et c'est alors qu'un jour, je la découvrais... sur un écran noir... ou blanc?

L'étoile...

Et je la fixais, je la voulais, je l'attendais:
Grande, brillant dans sa voûte,
constellation de flashs célèstes,
elle se déguisait, elle jouait et me séduisait...

L'étoile me raconta un jour, de là haut, son rêve d'être visible du monde entier... et je la comprenais...Elle était là dans le ciel, au dessus de moi et m'entendait pleurer la nuit...Elle voulait me voir sourire et a alors brillé d'autant plus pour que je sois distraite et ne pense plus à mourrir...

Alors un jour, je lui ai soufflé au creux de l'oreille que si elle tombait ou qu'elle se perdait un jour dans les profondeurs du néant de l'oubli...J'irais décrocher la lune pour l'éclairer, la soutenir, lui faire retrouver son chemin pour qu'elle continue à briller et à s'embellir...

J'irais la chercher dans le néant, l'oubli, l'ennui et la nuit pour la serrer, l'embrasser, la protéger de la pluie...

Mon étoile...

par ophelia communauté : Pensées d'ailleurs
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Dimanche 9 mars 2008

Quelle est cette sensation qui brûle puis se glace au fond de moi?
Ce sentiment de fondre la neige en larmes de feu à fleur de peau.
Ce dégel continuel qui inonde cet univers incendiaire comme l'enfer.
Ce puit d'émotions sans fin sans mots dans un regard soutenu d'airain.

Quelle est cette poussée de rire qui laisse s'effondrer mon âme en pleurs?
Ces humeurs escarpées, déboussolées, désorientées par ce souffle bien aimé.
Cette rage qui creuse sa tombe tout en voulant en sortir péniblement le lendemain.
Cette rage de vivre qui escalade sans cesse, sans répis les obstacles des matins.

Quel est cette bourrasque soudaine en moi quand je la revois?
Ce même sourire, ce même regard que je cotoie parfois.
Ce doux néant fait de tremblements et d'ouragans.
Cette tendre extase, ces succulents moments.




par ophelia communauté : Pensées d'ailleurs
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Petit mais grand...

"L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver"

- Forest Whitaker -
 

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Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 

  [Boris Cyrulnik]

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