Dimanche 22 novembre 2009
Toi ma petite, grande étoile qui éclaire là haut le vide de la vie
Une vie sombre et où il pleut des éclairs nuageux
Une vie parmi les autres
Une petite, grande vie
comme celle des autres

La tienne est immense et immortelle
Tu vis ta vie à l'infini du vide et des possibilités
Tu éclaires la rue sombre où l'on marche vers nulle part
Tu éclaires nos nuit où l'on dort dans nos rêves graves
Tu éclaires nos espoirs de vie où l'on crèvera quelque part

Toi mon étoile, éclaire mon quotidien morne, mon espoir, mon espérance de vie
Fait qu'elle s'étende autre part...
Par ophelia
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Lundi 9 novembre 2009

 

Papa, je suis obligée de survivre. Je ne t'ai jamais compris et je ne te comprendrais certainement jamais mais si il y a une chose que je sais sur toi c'est bien que je suis obligée de vivre à cause ou grâce à toi. Si jamais je mourrais tu m'en voudrais tellement, ça je le sais et tu n'as certainement pas besoin de me le dire car je devine très bien. Tu restes un mystère. Un énorme et gigantesque mystère. Cependant, je sais que tu es capable de tout. Tu es même capable de venir me hurler dessus dans ma tombe en me disant " que je suis qu'une dégonflée et que je suis même pas capable de ressusciter d'entre les morts". Et c'est vrai, j'aurais tellement peur de te voir pèter les plombs que, sans doute, je reviendrais sur terre pour te dire très certainement " Hey ! papa ! je suis pas une dégonflée ! regarde comme je suis là!"... Et là, tu rirais, tu exploserais de rire au larmes .... et moi aussi... très certainement.... mais tout cela reste un mystère ... Néanmoins, je te dois ça... la vie... pas seulement parce que tu pèterais un plomb en apprenant ma mort. J'ai appris en te regardant te dépatouiller dans ta vie, qu'il ne fallait jamais abandonner la moindre petite chose... J'ai appris aussi le courage et la persévérance... Toi et maman, vous en êtes un grand exemple: la preuve, vous avez dû me supporter tout ce temps... et dieu seul sait comment je peux être difficile à cerner, à consoler et à convaincre...

Finalement, je suis obligée de survivre car je ne me permettrais pas de réduire à néant tous tes efforts pour me surprotéger envers et contre tout ... et je suis aussi obligée de survivre car toi tu l'as bien fait... et je sais que je peux faire mieux ! ;)

...

Par ophelia
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Samedi 7 novembre 2009

Maman, j'ai besoin de toi, besoin que tu viennes me chercher à l'école. Ils sont tous méchants. Je les déteste. J'ai l'impression de mourir. Ne me laisse pas avec eux sinon je pleure. Voilà, je pleure. Ne me laisse pas seule là bas. Ils sont pas gentils avec moi. Ils ne me comprennent pas. Je suis pas comme eux. je t'en prie.

Soeurette, j'ai besoin de toi, besoin que tu joues avec moi. Je me sens très seule. je m'ennuie. je n'ai pas d'amis. J'ai l'impression que je vais mourir. J'ai peur pour toi, ne pars pas. Ne me laisse pas seule dans cette maison. Je vais hurler. je vais crier. Ils sont tous fous. Ils ne m'entendent pas. Je vais te protéger. Laisse moi te protéger. Joue avec moi, je t'en prie.

Mon amie, ma très chère amie, j'ai besoin de toi, besoin que tu m'écoutes et que tu me regardes. Ils ne me voient pas. Je n'existe pas pour eux. Je ne suis rien. Je ne me sens pas capable. Je vais abandonner, laisser tomber et partir loin. Plus loin. Je ne veux pas faire ça. Reste avec moi. Dis moi quelque chose, je t'en prie.

Mon ami, mon grand frère, j'ai besoin de toi, besoin que tu me fasses rire. Fais moi rire aux éclats. Fais moi danser. Je me sens amorphe, mélancolique, glaciale et triste. Je sens que je suis morte. Dis moi que je suis forte. Dis moi qu'il me reste assez de courage pour continuer. Dis moi que je suis vivante toujours, je t'en prie.

Mon amour, mon coeur, j'ai besoin de toi, besoin que tu m'aimes, besoin de t'aimer. Te prendre dans mes bras, te sentir et me sentir exister. Pour toi, rien que pour toi et parce que tu as besoin de moi. J'ai besoin de te faire exister. Entends mes mots, je t'en prie.





Par ophelia
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Samedi 7 novembre 2009

Un ange, une fée
Avoir des désirs
Non des fantasmes
mais fantasques
que les baisers

Voler sur une libellule
jeter le missile très loin
par delà le vestibule

S'étreindre, s'étendre
Tendre mais pas la chair
les hormones bien sages
Bien au calme sous la peau

S'envoler dans une bulle
laisser le sexe aux boules
Et les baballes aux loups baveux

Asexué dans la huée
les uns crie au scandale
les autres à la risée

Ne voir dans la nuée
non le plaisir de taire
mais celui d'y penser

Le plaisir est enfer
quand y en a plus
on est tenté...

Le désir à les nerfs
de pouvoir, un temps
se laisser tenter ou résister
...









Par ophelia
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Mardi 3 novembre 2009

Cette prison n'est pas la mienne mais celle de quelqu'un d'autre. Pourtant le vide y habite. Un vide, une chaleur, au bord de l'asphyxie. Au bout de la pièce, derrière l'estrade, dans l'obscurité, j'entends une présence, des pas lents, des vêtements froissés. On peut à peine deviner quelques sanglots et quelques paroles éreintées et douces. Les pas se rapprochent. J'entend soupirer et je peux seulement discerner un bout de tissus, une robe à voile blanche s'éclipser vite. Je m'avance à grands pas dans l'obscurité. Quelqu'un respire de plus en plus rapidement. Quelqu'un suffoque dans l'obscurité. Soudain, je vois.

Je vois une silhouette blanche habillée de blanc noyée dans ses pleurs inaudibles et dans l'ombre. Je fais un pas de plus et je comprends que la robe est celle d'une mariée. Une mariée aux cheveux ni blonds, ni bruns. Des cheveux noisette qui s'éclaircissent au fur et à mesure que la lumière de sa robe envahit son visage pâle, suppliant, perdu.

Le pâle visage me regarde d'un air effrayé. Il veut parler mais reste fermé. Sa main veut se tendre mais reste à terre le poings serré. Une ombre passe sur la douceur de ses yeux. ses dents se serrent et se contractent. Un sentiment de colère émerge de la dame blanche et triste. Tout se glace autour, la froideur me guette. deux pupilles fixes m'observent, me scannent, m'envahissent, me prennent en otage. Tout est immobile comme figé dans le gel de cette scène derrière l'avant-scène de la pseudo classe. je sens le froid m'engourdir, l'obscurité de ce regard mutique me donne la nausée. Je fais un pas en arrière. La silhouette brusquement se lève et s'avance. D'effroi, Je sursaute et recule.

C'est alors que sa main s'avance une larme dans le coin de l'oeil. Sans dire un mot, elle me supplie de rester là. Son regard redevient doux, sa peau blanche comme la neige prend des teintes plus rosées, ses deux pupilles fixes se relachent et fondent en larmes tout comme moi je fonds emportée dans un torrent émotionnel merveilleux.

Tout devient liquide, nous marchons dans cinquante centimètres d'eau salée. sa main serre la mienne tandis que les fils électriques raccordant les ordis trempent et se court-circuitent l'un-l'autre. des étincelles jaillissent de toutes part. Les écrans d'ordinateurs implosent.

Bientôt, leur deux coeur exploseront sous la charge. Sans savoir rien d'elles. Sans savoir rien d'où tout cela nous mènera...

Par ophelia
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Samedi 31 octobre 2009

Ce n'est pas grave...
Pas grave si tu regardes le sol
Pas grave non plus si tu trouves rien à dire
Pas grave de remuer tout sur ton passage
Pas grave d'avoir ce liquide qui t'irrite la joue
Pas grave de plus savoir fermer l'oeil
Pas grave de penser à un million de choses
Pas grave que ce soit tout à la fois
Pas grave de savoir rien y faire
Pas grave de rester là
Pas grave de rester las
Pas grave que les autres disent
Pas grave ils peuvent toujours parler
Pas grave que les autres soient
Pas grave on glisse pas sur la soie
Pas grave que ça remue pas le gravier
Pas grave ça remue quand même
Pas grave quand même sous tes pieds

...

La gravité ne naît pas d'elle même, elle se crée de part son idée...

...
Par ophelia
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Mercredi 14 octobre 2009

Un, deux, trois...

Trois chances de gagner l'au delà. Par dessus tout, un oeil perché. Marcher, Marcher, d'un air pressé. La première porte est grise, métalisée. Je tape de toute mes forces. Je me rend compte que je possède la clef. Dans ma poche, je l'ouvre. Un chaos intégral, un foutoir sans nom, le bordel dans toute sa splendeur: machines à lessiver rouillées s'enchevêtrent dans une salle à manger toute retournée, des fils de fer, fils à linges, petites cordes sont tendues de toutes parts de la pièce "polygone" sans régularités, les murs sombres reflètent le désordre, tout est sans dessus dessous comme si on avait secoué, retourné l'endroit, comme si quelqu'un l'avait mis là intentionnellement, comme si l'endroit hostile avait été créé de toute pièce pour effrayer les autres, les gens, les étrangers. La deuxième porte est rouge, un rouge ni carmin, ni vermillon: un rouge cardinal très vif. Je n'ai qu'à avancer la main pour qu'elle s'ouvre dans un bruit sourd de vieille porte usée par le temps mais feutré comme le bruit de pas dans la neige. L'intérieur est lumineux, blanc, impeccablement blanc. Le blanc laiteux de la pièce est presque transparent. On entend un souffle, le vent. Ou bien est ce un coeur qui bat au loin. Tout est à sa place: un lustre transparent domine la pièce bordée de sofa immaculés avec au milieu une petite table basse en bois blanc lisse. Partout, des grands coussins. On aurait dit un salon d'hôte marocain. Un endroit où l'on se repose en respirant tranquillement cet air si doux, si parfumé: des effluves de jasmin mêlées à des pétales de roses de damas. Le carré parfait que forme la pièce inspire l'acceuil, la sympathie et la chaleur confiante. La troisième porte est noire. Un noir pénétrant. Une porte normale, moderne, lisse et noire. On l'ouvre en enclenchant un mécanisme à droite de celle-ci: " appuyez sur le bouton une fois. Attendez 30 secondes. Tirez fort sur la porte. Repoussez la porte. Ouvrez ".  Le mécanisme ne s'ouvre que si l'on suit scrupuleusement cette logique. La porte s'ouvre enfin à mon troisème essai. Je me retrouve alors dans une grande salle avec pleins de bureaux, des chaises, des ordinateurs, alignés, parfaitement en parallèle. Les murs sont en béton. Le sol en béton aussi. Tout est froid. Je pense à une classe. Cependant, il n'y a rien devant les bureaux. Tous sont dirigés vers une estrade géante et vide. Cette estrade domine tout. Les ordinateurs fonctionnent tout seul. On dirait des chiffres qui se baladent sur les écrans à une vitesse incroyable. La pièce rectangulaire et profonde n'a l'air d'avoir jamais été habitée. Une lourdeur, une chaleur ( celle des processeurs en fureur) et un vide immense règne dans cet espèce de pièce tunnel géante. Il absorbe tout. Il emprisonne. J'ai trouvé. Une prison. Une prison vide sans but ni cause. Un rectange d'air inutile et qui gaspille de l'énergie...

Par ophelia
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Mardi 29 septembre 2009

Se laisser glisser sous les flots
Trop lents, trop assiégeant
Se pendre à la surface miroitante
Entrevoir son double luisant dans le ciel
Sentir le sifflement liquide de l'air qui s'en va
Ne plus savoir ouvrir les yeux sur le liquide qui noie

Immergé dans sa peine, submergé par la haine
Le poids trop lourd de la masse translucide
Immuable, invisible, massif, transparent
Ce quotidien qui se veut humain
Noie les espoirs dans un sort inhumain

...

Par ophelia
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Lundi 14 septembre 2009

Le moral dans les talons,

La fatigue au diapason,

La folie pour une chanson,

Le pouvoir de devenir con,

La connerie pour son patron,

La cochonnerie à sa façon,

Les gamineries dans un cocon,

La niaiserie aime les frelons

La fantaisie et son ronron,

Le rêve éveillé du chaton,

La réalité des grelons…

Par ophelia
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Lundi 14 septembre 2009

Hier…

J’ai laissé tombé la mer

Pour une atmosphère de poussière

Un travail acharné de misère

S’élancer d’un mètre puis revenir en arrière

Conversations lourdes et pesantes muselières

Tel un petit poisson rouge dans son hémisphère

Hier…

a déjà souffert mais aujourd’hui,

j’espère,

je gère…

Par ophelia
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Petit mais grand...

"L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver"

- Forest Whitaker -
 

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Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 

  [Boris Cyrulnik]

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