Dimanche 7 juin 2009

Un - pas devant

Deux - s'y aime

Trois - pieds sous terre

Quatre - fois quatre

Cinq - en teignes

Six - la terre saigne?

 

Sept - ice et mie

Huit - clos

Neuf - comme un oeuf

Dix - torsions

Par ophelia
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Lundi 18 mai 2009
Les coléoptères grabataires gisant sur le sol
envahissent cet aire et ce manque de bol
Des fourmis qui crépitent comme la braise
contaminent le système central qui s'afaisse
Les mouches vampirisent le bleu du sommeil
et bouffent les papillons couleur arc en ciel

Un ver géant a élu domicile au centre de ma sphère
gargouillent de milliers tel un tremblement de terre
se tordant comme mon ventre de douleur et de haine
de n'être rien que rampante comme un escargot de misère

Gastéropodes baveux et bavant sur les ragots mandibulaires
piégés par les arachnides acides et leurs toiles arrivistes
broyées par les scorpions et leurs pointes sadiques acérées
repliée dans sa coquille pour une durée indéterminée
et plus si affinités...

Les guêpes se heurtent aux abeilles
Elles les assassine dans leurs sommeil
le miel s'assèche et durcit
la ruche s'est éteinte et périt

Pourtant, je volais sur une libellule
mon coeur en coccinelle
Pourtant, j'avais plus peur des tarantules
j'écrasais leurs mandibules

Face aux sectaires mieux vaut se taire
et rouler sa boule comme un bousier

...
Par ophelia
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Jeudi 7 mai 2009



Je marche dans mon jardin
Fait de soucis et de jasmins
Tout est en vrac, je suis patraque
Les herbes folles, les jambes molles
Je traverse cette jungle qui m'assomme

C'est alors qu'à la cuisse une chose me pique
Je me sens vivre mais j'ai du mal car c'est un tique
Des mauvaises herbes, y en a tout plein et je me plains
Comme ça me pique, tout ce terrain avec entrain
Mais ça me pique...

Je ne bouge plus, observe le jaune canari des pissenlits
Il y a des fraises sauvages, venant de nulle part
Et ces tulipes d'où me viennent-elles?
Je leurs souris

Je marche dans mon jardin
Et je sautille sur le chemin
En chantonnant comme un gamin

Y a des orties, dans mon jardin
Mais je les arracherais demain...
Car les orties c'est trop malin
Car les orties ça pique
Ou ça fait du bien...



Par ophelia
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Mercredi 29 avril 2009

..(Extrait)...

 

Lundi, 29 Avryl 2109



" ...le soleil brille, les oiseaux brûlent..."

Cette phrase n'a pas arrêté de sonner en moi telle une alarme sur le point de rendre l'âme. Cet écran transparent que je scrutte toute la journée me poursuit. Communiquer. Transmettre l'information. Tâche importante. Les oiseaux en voie de disparition. L'univers fini. Les données sont là. Les limites aussi. Je me demande avec mon coeur d'enfant "pourquoi?". Pourquoi une telle chose devrait-elle être cernée. Les scientifiques ont pourtant parlé et, malgré ma déception, ils ont trouvé. Ils savent qu'il existe une fin dans l'espace. Cependant, toujours pas pourquoi des oiseaux tombent du ciel et meurent déshydratés, victimes de brûlures par centaines, voir par milliers même dans certaines régions.

la suite sur:

http://thehellword.over-blog.fr/

Par ophelia
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Jeudi 26 mars 2009

 

C'est une histoire simple. Une histoire d'organes. Un organisme fait d'entités. Des identités. Très denses, très serrées, très pressées les unes contre les autres. Elles se saturent. A un moment donné, la saturation atteind son point G. Les longueurs d'onde ne forment plus qu'un. Un seul trait au loin. Un seul conduit. Un cri. Un drainage. la densité amène sa promiscuité pleine de saletés. Un organisme se perverti en accumulant tout ces déchets avariés. Des dépots, des crasses, des remous, des vides, des mots sur le bout de la langue, des gestes, des paroles creuses, une moue paresseuse. C'est une histoire de drainage. Une histoire de condensation des émotions. La cristallisation de petits bouts d'institutions plongées dans le formol désinfectant d'un passé dépassé. La défragmentation massive du tissus social qui s'use. Le drainage latent des entités confusent...

Par ophelia
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Mercredi 18 mars 2009

 

Mais quand le soleil se lèvera,
je serais là...
luttant contre le froid
la mort n'aura plus de prise sur moi
la nuit de sa chaleur m'enveloppera
et brillera tout contre moi entre ses bras...


Mais quand le sol grondera,
tout sera là...
sous mes pieds et surgira
du passé comme une aura
des profondeurs du magma
qui brulera et progressera pas à pas

Mais quand la nuit viendra,
on sera toujours là...
brisant le vide qui se jette sur toi
étouffant la pression te liant ici bas
se jettant à la merci de ce qui n'existe pas
à corps perdu dans une chose que l'on ne voit pas.



Par ophelia
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Lundi 9 mars 2009


Ecoeurant, fatiguant, dégoutant, déroutant,
Les adjectifs négatifs ne sont pas assez nombreux
pour décrire ce qui nous amène ici...
Ce qui nous laisse croupir, gémir, frémir
et bientôt pourrir dans ce bled paumé de vie...

Oui, madame, des gens meurent...
Tout les jours...
des gosses, des bébés, des enfants,
tes grands-parents, tes parents...

Ils ont tous travaillés dur
Ils ont tous eu une vie
Un jour, nulle part,
Ou on est?
Nulle part !

Et cette fille qui se coupe les veines à vif
Canif aiguisé, avec ses petits ongles de fée
Qui s'anesthésie le corps et l'âme en comprimés
Ou est elle?
Et ce garçon qui accuse les coups sans hurler
Qui courbe son échine sous les mots, sous les maux
En disant merci, en disant encore, en criant tant pis
Ou est il?
Et cette mère qui crève de solitude avec son gosse dans le désert?
Et ce gamin qui proteste, qui gémit, qui entame une grève de la faim?
Et cette femme qui se détruit, qui se consume, s'envoie en l'air en fumée?
Et cet homme qui détruit, qui consomme, envoie tout en l'air sur son passage?
Et ce vieil homme que tout accable sauf sa fierté de rester droit le poing levé?
Et cette vieille femme enfermée dans une pièce, clouée sur son fauteuil avec vue sur le parking?
Et ce bébé à peine né, déjà tellement torturé, rejeté, mal aimé?
Et cette gamine qui s'isole, qui mange de trop, qui mange pas assez, qui lève les yeux au ciel et ne cesse de prier?
Et cette fille qui prend du plaisir à sentir ses os jaillir hors de sa peau, squelette vivant, jeté aux corbeaux?
Et cette autre fille qui s'affaire dans le vide à apprendre des choses qui ne lui servira jamais qu'à se détruire un peu plus?
Et ce garçon qui meurt de jalousie en regardant les autres, en soupçonnant le pire et ne servant à rien?
Et tout ce beau monde qui s'accueille, qui se téléphone, qui se sourit, qui n'en pensent pas le quart
Qui font semblant de vivre ou vivre pour le semblant de ce qui nous reste à vivre pour nous, pour les autres, pour dieu le père ou l'antéchrist...
Et cette fille, et ce garçon que tu détestes et qui te le rendent bien?
Et tout ces gens qui te jugent, t'éduquent, te désintègrent, te soupirent, te chuchottent, te mentent, te méprisent, te haissent, t'entretiennent, te baisent, te tuent, t'évaluent, te paient, te soignent, te conseillent, te virent, t'engagent, ...

Et toi, pauvre petit humain de merde insignifiant tu t'y crois, tu y crois à ton dieu, à ton étoile,
à ta vie, le dieu de l'univers, petite merde sur terre, tu t'y crois jusqu'à ce que tu crèves...
Jusqu'à ce que tu en crèves...

Les yeux pleins de morve et de rêves !
Les bras pleins de vide et de dettes !
Les pieds nus dans la boue et la neige !
La tête défoncée par cette vie qui te piège !

Merci la vie !












Par ophelia
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Jeudi 26 février 2009

Je n'écoute pas...
Je fais ce que je veux...
Désespérement vôtre
Suis je déprimé?
Suis je anxieux?

Je parle...
Oui, beaucoup...
Pour ne rien dire...
ça aussi...

Le premier à critiquer
C'est moi, c'est moi!
Le premier à se regarder
Pourquoi toujours moi?

Excusez moi si je vous choque
Je suis juste un peu con...
Je suis juste un peu toc...
Je suis juste un pédé...
Je suis juste un peu foc...

Alors je chante, je crie, je botte...
Heureux sont ceux qui croient avoir raison
Heureux sont ceux qui les croie
Heureux sont ceux qui ont mon air con !

...

 

Par ophelia
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Lundi 2 février 2009


 

Recroquevillée dans un petit coquillage rugueux
Vissée viscéralement à sa carapace sombre
Elle repose, elle se meurt et vit en silence...

Des profondeurs abyssales, un soupir, une pétale
De rose dans le noir des douleurs qui l'accablent
Elle crie toute sa rage de naitre que liquide
Dans ce monde solide qui fait peur...

Des bulles, des tourbillons, des vagues
Tout la transporte et la nargue...

Son apparence hermétique froisse et irrite
Son humeur fait fuir, sa froideur fait qu'on la quitte
Cependant, la perle est rare pour ce qu'elle mérite...

Etincelante et brillante comme un trésor caché
Une apaisante lumière blanche dans la fraicheur de l'été...

Le ciel se réflète dans la profondeur de ses yeux
Sa peau de nacre se devoile et fait fondre les envieux...





Par ophelia
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Jeudi 22 janvier 2009

 

L'humanité devrait se manger
L'humanité devrait se virer
L'humanité devrait se contaminer
L'humanité devrait se taper
L'humanité devrait se planter
L'humanité devrait se bouger

L'humanité n'a pas d'humilité
L'humanité n'est pas humaine
L'humanité n'est qu'un raté !

Par ophelia
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Petit mais grand...

"L'enfance est ce que nous passons notre existence à essayer de retrouver"

- Forest Whitaker -
 

bulleverte.jpg


Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 

  [Boris Cyrulnik]

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